Des cafards qui viennent de chez le voisin : comment ils passent, et qui doit payer ?
Votre appartement est propre, vous avez traité, et pourtant les blattes reviennent toujours par le même coin. En immeuble, c’est très souvent le signe d’un foyer chez un voisin ou dans les parties communes. Le Taillan-Médoc · Eysines · Saint-Médard-en-Jalles · Bordeaux · Mérignac · Blanquefort · Bruges et toute la Gironde
La blatte germanique ne connaît pas les limites de propriété. Dans un immeuble, les logements sont reliés par un réseau de passages invisibles : colonnes d’eau, évacuations, gaines électriques, ventilation. Une colonie installée dans un appartement, dans un local poubelles ou dans une cave finit toujours par déborder sur les voisins.
C’est l’une des raisons principales pour lesquelles un traitement « réussi » ne tient pas dans le temps. Et c’est souvent là que se pose une question délicate : qui doit payer ?
Par où passent les blattes d’un logement à l’autre
Ce sont les passages que nous inspectons et colmatons en priorité dans les immeubles de la métropole bordelaise.Les gaines techniques
Les colonnes qui montent d’étage en étage pour l’eau, les évacuations et l’électricité sont de véritables autoroutes. Chaudes, sombres et souvent mal rebouchées, elles relient toutes les cuisines et salles de bain de l’immeuble.
Les passages de tuyaux
Sous l’évier, derrière les toilettes, autour du ballon d’eau chaude : le trou percé pour le tuyau est souvent plus large que le tuyau lui-même. Ce jour de quelques millimètres suffit.
La ventilation
Bouches de VMC et conduits de ventilation communs relient les logements entre eux. Les blattes y circulent facilement, surtout dans les bâtiments anciens.
Les murs mitoyens
Prises électriques, interrupteurs et boîtiers encastrés de part et d’autre d’un même mur communiquent souvent par l’intérieur de la cloison.
La porte palière
Un jour sous la porte d’entrée suffit quand la cage d’escalier, le local poubelles ou la cave sont infestés. Les blattes y circulent la nuit, à l’abri des regards.
Le local poubelles et les caves
Nourriture, humidité et peu de passage : ce sont des réservoirs fréquents, en particulier pour la blatte orientale qui préfère les sous-sols frais.
Les signes que le problème vient d’ailleurs
- Les blattes apparaissent toujours au même endroit, près d’une canalisation, d’un mur mitoyen ou d’une bouche de ventilation.
- Elles reviennent quelques semaines après un traitement qui avait pourtant bien fonctionné.
- Vous trouvez surtout des adultes, et peu de larves : elles arrivent de l’extérieur plutôt que de naître chez vous.
- Des voisins se plaignent aussi, ou vous en voyez dans la cage d’escalier ou le local poubelles.
- Un logement voisin est vacant depuis longtemps, encombré ou mal entretenu.
Pourquoi traiter un seul appartement ne suffit pas
Quand la source est chez le voisin, traiter votre logement élimine les blattes présentes chez vous, mais le flux continue. Pire, certains produits répulsifs utilisés d’un seul côté poussent les blattes vers les logements qui n’ont pas été traités, et elles reviennent quand le produit perd son effet.
La solution efficace, c’est de traiter tous les logements concernés et les parties communes dans un temps court, puis de colmater les passages. C’est ce que nous proposons aux bailleurs et aux syndics.
Un rez-de-chaussée, deux voisins et une cage d’escalier
Nous avons été appelés pour un studio de 20 m² au rez-de-chaussée, envahi de blattes germaniques. L’inspection a montré que deux autres logements de l’immeuble étaient touchés, et que les blattes circulaient par les parties communes.
Avec l’accord de la propriétaire, le deuxième passage a couvert le studio, les deux logements voisins et la pulvérisation des parties communes le même jour. Traiter le studio seul aurait garanti un retour des blattes dans les semaines suivantes.
Qui paie le traitement contre les cafards ?
Les grands principes, tels qu’ils s’appliquent le plus souvent. Chaque situation dépend du bail et du règlement de copropriété.À l’entrée dans les lieux
Le propriétaire doit louer un logement décent, et la loi précise depuis 2018 qu’un logement décent doit être exempt d’infestation d’espèces nuisibles et parasites. Des blattes présentes dès l’emménagement relèvent donc en principe du bailleur.
Pendant la location
L’entretien courant du logement est à la charge du locataire. Une infestation qui apparaît en cours de bail lui est souvent imputée, mais la question se discute lorsque les blattes viennent des parties communes ou d’un autre logement.
Dans les parties communes
Caves, cage d’escalier, local poubelles et gaines communes relèvent de la copropriété. C’est le syndic qui commande l’intervention, financée par les charges. Il peut aussi organiser un traitement collectif de l’immeuble.
En cas de désaccord : l’ADIL de la Gironde renseigne gratuitement locataires et propriétaires sur leurs droits. De notre côté, nous remettons après chaque intervention une attestation détaillée (date, logement, espèce, niveau d’infestation, traitement réalisé), utile pour justifier la situation auprès du bailleur, du syndic ou de l’assurance. Nous ne sommes pas juristes : ces repères ne remplacent pas un avis personnalisé.
Comment organiser un traitement efficace dans un immeuble
Prévenez par écrit
Un mail au bailleur ou au syndic, avec photos et dates d’observation. Une plaque collante avec des captures est une preuve simple et parlante.
Recensez les logements touchés
Un mot dans le hall ou un message aux voisins permet souvent de découvrir que plusieurs logements sont concernés. C’est l’argument le plus fort pour obtenir un traitement collectif.
Traitez tout en même temps
Logements touchés et parties communes le même jour ou la même semaine, pour que les blattes n’aient nulle part où se replier.
Colmatez les passages
Joints autour des tuyaux, caches sur les gaines, bas de porte palière. C’est ce qui empêche une nouvelle colonisation une fois l’immeuble assaini.
Assurez le suivi
Deux à trois passages selon l’infestation, avec plaques de contrôle. Pour les immeubles exposés, un contrat d’entretien avec le syndic permet de surveiller les parties communes toute l’année.
Notre méthode de traitement en logement est détaillée sur la page désinsectisation des cafards et blattes à Bordeaux.
Vos questions
Mon voisin refuse de traiter, que faire ?
Prévenez par écrit le bailleur de votre voisin s’il est locataire, et le syndic si l’immeuble est en copropriété. Si la situation crée un risque sanitaire pour l’immeuble, le service hygiène de la mairie peut être saisi. En attendant, un traitement de votre logement accompagné d’un colmatage soigné des passages limite fortement les entrées.
Le syndic doit-il faire traiter les parties communes ?
L’entretien des parties communes relève de la copropriété, et c’est le syndic qui commande les interventions. Signalez-lui la présence de blattes par écrit, avec photos, pour qu’il puisse organiser un traitement.
Peut-on traiter seulement son propre appartement ?
Oui, et c’est parfois la seule option à court terme. Le traitement élimine les blattes présentes chez vous et le colmatage réduit les entrées. Mais tant que la source voisine n’est pas traitée, le risque de retour reste élevé.
Combien de logements faut-il traiter dans un immeuble ?
Au minimum les logements où des blattes ont été vues et ceux qui partagent les mêmes colonnes, ainsi que les parties communes concernées. Nous le déterminons lors du diagnostic, en inspectant les gaines et les points de passage.
D’autres situations fréquentes avec les blattes
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